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LaSalle – Designée aux U.S.A.

« Pour les designers de voitures,
le présent, c’est déjà du passé. »

Harley J. Earl

LaSalle – Une aventure humaine

Les voitures LaSalle de la General Motors sont avant tout l’histoire de deux hommes.

Alfred P. Sloan, président de la General Motors pendant près de 30 ans. Un génie du marketing, digne successeur du si rationnel Henry Ford.

Harley J. Earl, styliste automobile à nul autre pareil. Un rêveur. Un artisan. Un artiste. Un génie. L’âme de la marque. Leur héritage est sans limite. Et LaSalle fut leur plus beau terrain de jeu.

1893 – Un génie voit le jour

22 novembre 1893. À Hollywood, Californie, Harley J. Earl voit le jour.

Plus d’un siècle s’est écoulé depuis et pourtant, l’influence de ce visionnaire sur le design automobile est restée intacte. Sa machine à voyager dans le temps : une voiture. La plus belle possible.

Si la postérité retient souvent de lui qu’il est le papa de la mythique Chevrolet Corvette, c’est pourtant avec la première LaSalle qu’il entrera dans la légende…

1910 – Après la pluie, l’argile…

« La jeunesse montre l’homme comme le matin montre le jour. »

John Milton

Harley J. Earl est un adolescent plein d’imagination. Au cours d’un voyage au camping en famille, le jeune homme s’écarte du campement après une forte pluie. Les éléments on creusé la terre. Earl découvre une poche remplie d’argile. Sans réfléchir, le jeune homme se met à sculpter la matière et donne vie à une voiture comme personne n’en avait jamais vu avant. Ce n’est que le début de l’aventure. Mais Earl restera à jamais comme le premier designer à utiliser la pâte à modeler pour sculpter ses projets de voiture.

1920 – L’avenir au bout du crayon

« La technologie rend possible ce qui était impossible. Le design le réalise. »

Michael Gagliano

Harley J. Earl travaille encore pour son père. La société familiale Earl Automotive Works vend du rêve en fabriquant des carrosseries sur mesure, et donc uniques, pour le tout Hollywood de l’époque. Ses rêves à lui, Earl n’a de cesse de les coucher sur papier, à la pointe d’un crayon déjà très affuté. Des rêves aux formes courbes, alors que les ingénieurs de l’époque ne raisonnent qu’à angle droit…

1921 – Une automobile de rêve pour tous

« Une voiture pour toutes les bourses et toutes les ambitions. »

Alfred P. Sloan

Avril 1921. Réunion au sommet dans les bureaux de la General Motors. Alfred P. Sloan, alors vice-président, invente, l’air de rien, le sloanisme. Ou comment segmenter le marché de l’automobile en fonction du profil socioculturel du consommateur, de son budget, et de ses rêves d’ascension sociale. Si Buick est l’entrée de gamme et Cadillac le haut de gamme, alors, LaSalle prendra place au milieu. Mais l’histoire montrera que l’attachement qu’on porte à une voiture n’est pas qu’une question de prix…

1926 – Imprimez la légende

« Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende »

Ransom Stoddard

Pour une fois, la légende est à la hauteur de la réalité. En 1926, le manager général de la division Cadillac de General Motors, Lawrence P. Fisher, rend visite au père d’Harley J. Earl. Lui-même ancien carrossier, Fisher reste bouche bée face aux maquettes en pâte à modeler de ce jeune styliste californien. Il s’approche de lui et dit : « Viens avec moi fils, j’ai un travail pour toi. ». Earl se voit alors confiée la conception de la première LaSalle, le fameux segment de marché manquant entre Buick et Cadillac.

1929 – Il ne peut en rester qu’une

« Le changement du monde n’est pas seulement création, progrès, il est d’abord et toujours décomposition, crise. »

Alain Touraine

L’effroyable crise de 1929 emporte tout sur son passage. Les hommes, mais aussi leurs rêves d’ascension. Oakland, Viking, Marquette : toutes les marques de voiture nées du sloanisme disparaissent les unes après les autres. Toutes, sauf une. LaSalle. Symbole d’une Amérique qui croit encore en son avenir.

1933 – Un dessin vaut mieux qu’un long discours

« Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours. »

Napoléon Bonaparte

La crise économique n’a pas dit son dernier mot. Les ventes de LaSalle déclinent. La direction générale de General Motors décide d’arrêter les frais. Harley J. Earl n’abandonne pas. Il montre à ses supérieurs le modèle qu’il vient de dessiner. « Vous ne voulez pas la commercialiser ? Regardez-là quand même. » Élégance, finesse : les stratèges sont conquis. La production repart, contre vents et marées. « Harley Earl a sans aucun doute sauvé la LaSalle grâce à ce magnifique dessin », dira plus tard l’un de ses collaborateurs, Waren G. Fitzgerald.

1940 – Toutes les histoires ont une fin

« Vous auriez dû me laisser garder ma vieille LaSalle… »

Miss Daisy Werthan

Malgré des ventes toujours correctes, les LaSalle ne résistent pas au succès de quelques vaillantes concurrentes, telles que les Lincoln ou les Packard. Il faut dire que les derniers modèles ressemblent un peu trop à la marque mère, Cadillac. À juste titre, General Motors finira par décider que LaSalle n’a plus de raison d’être. Avec leur capot démesurément long, d’un aérodynamisme sans précédent, les dernières LaSalle de 1940, n’entreront pas moins dans les annales. Mais toutes les histoires, même les plus belles, ont une fin…

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